La confession, qu’est-ce que c’est ?

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Le sacrement de pénitence et réconciliation : sacrement de la tendresse de  Dieu

 

« La confession individuelle et intégrale avec l’absolution constitue l’unique

Mode ordinaire par lequel un fidèle conscient d’un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l’Église. »

 

Comme elle n’est pas facile, beaucoup hésitent et restent au seuil de leur âme,

Sans jamais aller plus profond en eux-mêmes, là où Dieu les attend.

 

Tout commence par une impasse. L’ivresse de l’indépendance (l’orgueil) nous éloigne

De l’Amour. Nous sommes attirés par la tranquillité, le pouvoir, le plaisir,

La réalisation de nous-mêmes, nous mettons Dieu au placard et au lieu de profiter de son amour,

Nous profitons du monde. Le résultat est fatal : vide, dégoût, tristesse, divisions…

 

C’est le péché : fermer son cœur à la Parole de Dieu et à son amour. Et malgré tout ce

Que nous inventons pour ne pas le voir et nous distraire, la déception est toujours au rendez-vous.

 

S’il te reste dans le cœur une nostalgie de l’amour du Père et de la douceur de sa maison,

Si tu dis : « Je veux repartir, arrêter ce mauvais rêve, retrouver mon vrai Père », si tu

Laisses un peu de côté ton amour propre et que tu reconnais l’erreur, alors tu as beaucoup

De chance, parce que tu es prêt à vivre une réconciliation, et pas qu’imaginaire, puisque

Dieu a voulu que ce soit un sacrement, c’est-à-dire un signe efficace et concret.

 

STOP ! Objections…

« Je ne trouve rien à me reprocher »

 

Soyons clair : tu es bien aveuglé ! Tu as appris à te mentir. « Si nous disons :

‘Nous n’avons pas péché’, nous nous abusons et la vérité n’est pas en nous. Si nous

Confessons nos péchés, il est assez fidèle et juste pour remettre nos péchés et nous

Purifier de toute injustice » (1 Jn 1,8-9) Mais c’est vrai que de nuit, il est très

Difficile de voir qu’on se trompe de chemin. Éclaire-toi avec l’Évangile, tu verras…

 

« La confession est humiliante et malsaine »

 

Elle est un acte libre et courageux d’une personne qui s’ouvre à une joyeuse libération.

La confession est la reconnaissance et le pardon de la faute qui rend la paix et la sérénité,

Pas une autoaccusation masochiste ! Les mazos, ce sont ceux qui gardent leur péché et le

Laissent moisir au fond d’eux.

 

« Je me confesse directement avec Dieu, le prêtre ne me sert à rien »

 

Dieu est Esprit, mais pas toi. Psychologiquement, on a besoin du signe que Dieu

Nous a pardonné. D’ailleurs Dieu le sait très bien, puisque Jésus, Fils de Dieu et

Dieu lui-même a confié à l’Église le soin de pardonner en son nom (Mt 9,8 ; 18,15-18).

Le prêtre fait le facteur : il a reçu mandat de te pardonner de la part de Dieu et de la part

De tous tes frères et sœurs dans l’Église.

 

« J’ai honte de lui dire : il va me juger… je vais me contenter de dire les petites choses »

 

Le prêtre est un frère, et il est dans la même barque que toi. S’il n’a pas fait les mêmes péchés

Que toi, il en a fait aussi dont il n’est pas fier. Au contraire, la plupart des prêtres,

Quand ils confessent, sont émerveillés par ceux qui demandent à être réconciliés, par la beauté

De leur démarche. Ils n’en ont que plus d’estime. Donc, aucune raison de cacher quoi que

Ce soit : tu n’en serais que plus misérable… d’avoir péché en te confessant !

 

« Je n’ai pas envie »

 

C’est clair : plus on en a besoin, moins on en a envie. Et tous les jours, tu fais des

Choses dont tu n’as pas envie, parce que tu sais qu’elles sont bonnes ! Allez, courage.

C’est un Père qui t’attend, et un chemin de bonheur pour toi.

 

COMMENT SE CONFESSER ?

 

1 – Se préparer

 

La personne qui va se confesser se prépare, dans la prière. Le prêtre se prépare aussi en

Demandant au Seigneur d’être disponible et de savoir aider son frère.

 

Pour recevoir le pardon de Dieu, il faut être pénitent, c’est à dire recevoir l’Esprit de Dieu

Et la lumière de son amour. C’est dans l’ombre qu’apparaît le péché.

 

La pénitence doit se manifester par le désir de changer réellement de vie. Sinon, l’orgueil

Bloque tout et la confession est un sketch. On veut sincèrement se convertir et on est conscient

En même temps de ne pas pouvoir promettre grand chose pour l’avenir. Mais si on retombe,

On reviendra demander pardon.

 

Pour accueillir ce don de l’Esprit et vouloir changer, on peut :

 

  Lire une page de la Bible qui nous touche et nous invite à la conversion : par exemple

Ex 1,1-21 ; Dt 30,15-20 ; 2 S 12,1-9.13 ; Sg 5,1-16 ; Si 28,1-7 ; Is 43,1-7 ; Is 55,1-11 ; 

Jr 31,31-34 ; Ez 36,23-36 ; Os 2,16-25 ; Jon 3 et 4 ; Ps 25 (24), 31(30), 32(31), 51(50),

73(72), 85(84), 103(102), 119(118) ; Rm 3,22-26 ; Rm 6,16-23 ; Rm 7,14-24 ; Rm 13,8-14 ; 

Ga 5,16-24 ; Eph 2,1-10 ; Tt 3,3-7 ; Jc 1,22-27 ; Jc 3,1-12 ; 1 P 3,8-12 ; Ap 20,11-15 ; 

Ap 21,1-8 ; Mt 5,1-16 ; Mt 6 ,7-15 ; Mt 9,9-13 ; Mt 18,21-35 ; Mc 7,14-23 ; Lc 6,36-45 ; 

Lc 10,25-37 ; Lc 15,1-32 ; Lc 18,9-14 ; Lc 19,1-10 ; Jn 8,31-36 ; Jn 15,9-14 ; Jn 20,19-23. 

 

  Prier comme le font les orientaux (ce qu’ils appellent la prière de Jésus) en

Répétant : « Jésus. Fis de Dieu sauveur, prend pitié de moi pécheur ».

 

  Relire sa vie et ainsi prendre conscience des fautes par action… et par omission qu’il

Serait bon de confesser. Pour nous y aider et avoir une vue panoramique, il existe un outil,

L’examen de conscience. Pécher, c’est par exemple :

 

* Mettre Dieu de côté, laisser tomber la prière, les sacrements, la Bible, les œuvres de charité

* Nier délibérément ou chercher à démolir la foi, empêcher qu’elle se diffuse, médire sur l’Église catholique ou les autres Églises, les calomnier

* Blasphémer ou dire des choses injurieuses contre Dieu, les saints, manqué de respect pour les choses saintes.

* Faire du spiritisme, se fier aux sciences occultes.

* Maintenir volontairement sa vie chrétienne à un niveau médiocre, tiède et paresseux

* Avoir honte de se dire et de se comporter en chrétien

* Ne pas se donner la peine de prier, se laisser aller à la distraction pendant sa prière

* Négliger volontairement la célébration du dimanche et des jours de fête

* Communier avec légèreté et sans préparation ou en ayant conscience d’avoir péché

* Refuser de se confesser ou tarder à le faire. Ne pas être sincère dans la confession de ses péchés

* Cultiver des doutes quant à la foi et ne pas chercher à les dépasser ; refuser les enseignements de la foi catholique et ne pas chercher à les comprendre.

* Adhérer à des croyances contraires.

* Appartenir à des associations antichrétiennes. Délaisser sa formation religieuse.

* Se laisser aller au désespoir et refuser de demander ou de recevoir de l’aide

* Salir la création, polluer

* Contre les parents, les supérieurs, les chefs : manquer de respect, d’obéissance et d’esprit de service, être insolent.

* Concubiner.

* Durant les fiançailles : ne pas chercher une plus grande pureté d’intentions par la réception plus fréquente de l’Eucharistie et de la Réconciliation. Permettre que cette relation éloigne de Dieu.

* Entre époux : se disputer, manquer aux obligations entre époux (dialogue, pardon, service, marques d’affection, relations sexuelles, temps partagé), reprendre ou contredire en présence de tiers, menacer d’un divorce, vivre dans l’adultère, entretenir des amitiés qui mettent la fidélité conjugale en péril, refuser de donner la vie à des enfants sans motif grave, utiliser des méthodes artificielles de contraception, user du mariage de façon indue.

* Contre les enfants : donner de mauvais exemples, manquer d’amour et de volonté dans l’éducation humaine et chrétienne de ses enfants : ne pas corriger leurs défauts par commodité, ne pas manifester de tendresse, les menacer, laisser courir des situations pernicieuses.

* Voler, copier, graver, être malhonnête dans les études, le travail, le jeu ; ne pas rendre ce qu’on doit, manquer à l’esprit de pauvreté, gaspiller, tenter d’escroquer le fisc, une entreprise, un particulier, employer au noir.

* Abuser de la confiance d’autrui, ne pas l’avertir d’un danger, cacher, détenir des biens ou des informations de façon illicite.

*Sous-estimer ou faire traîner la rétribution d’un travail.

* Jurer, témoigner faussement ou sans certitude, s’engager à faire quelque chose de mal, ne pas chercher à réparer les dégâts provoqués par un faux témoignage, ne pas accomplir un vœu ou une promesse.

* Mentir pour conforter son image ou se tirer d’affaire.

* Appuyer un programme politique ou social immoral, ségrégationniste, anticlérical.

* Manquer à son devoir civique d’information, de vote, de représentation.

* Manquer de respect pour les dirigeants, les magistrats, les élus, les partis politiques, perdre de vue le bien commun.

* Refuser d’aider les pauvres et se désintéresser d’eux, être avare, ne pas chercher à aider matériellement ou spirituellement ses proches, sa famille, ses collègues de travail. Ne pas contribuer selon ses moyens à la vie de l’Église.

* Manquer de patience et d’accueil, entretenir un esprit de dispute, de jalousie, de vengeance, refuser de pardonner, se réjouir du malheur d’un autre ; médire, calomnier, critiquer, mépriser, injurier, se battre, vouloir nuire à autrui en révélant ses défauts cachés ; colporter des rumeurs ; parler négativement d’une personne ou d’une institution en se basant sur des on-dit.

* Créer des conflits en donnant de l’importance à des peccadilles qui pourraient se résoudre avec le temps et la bonne humeur.

* Manquer à la gentillesse et à la simplicité dans les relations, chercher à avoir de l’ascendant sur les autres en étant froid, dur, revêche.

* Empêcher ou gêner le travail, la vie des autres en les dérangeant volontairement.

* Tolérer des injustices ou des abus qu’il me revient d’interdire.

* Faire acception de personnes, faire du favoritisme.

Ne pas respecter la loi, le code de la route, conduire de façon dangereuse.

* Attenter à la vie d’autrui ou être complice d’un meurtre, d’un avortement.

* Se laisser aller à la colère

* Ne pas persévérer par paresse, être négligé chez soi, dans son travail, ses loisirs, ses relations, faire passer ses loisirs, ses caprices, ses goûts avant son devoir, faire les choses à moitié.

* Travailler ou faire travailler excessivement sans nécessité urgente ; manquer de confiance en la Providence une fois son devoir accompli.

* Être gourmand, s’adonner à la boisson avec excès, fumer, se droguer, attenter à sa propre vie.

* Faire disparaître de sa vie toute forme de restriction ou de pénitence, spécialement en temps de carême, le mercredi des Cendres, le Vendredi Saint.

* Consommer sans retenue, acheter sans nécessité. Vivre au delà de ses moyens. Prendre des crédits sans certitude de pouvoir les rembourser. Se laisser dominer par l’envie ou la jalousie.

* Entretenir des pensées, dire des paroles et commettre des actes grossiers, impurs, seul ou avec d’autres (facteurs aggravants : parenté, mariage, consécration à Dieu, mineurs). Avoir des relations sexuelles hors du mariage. Se livrer à la masturbation, directe ou indirecte. Fréquenter des lieux, des sites, lire des revues, regarder des images ou des films malsains, écouter de la musique violente ; inviter des autres à le faire. Chercher à scandaliser par son attitude, sa façon de s’habiller. Chercher à provoquer ou à séduire les autres.

* Pousser les autres à pécher.

 

2 – l’accueil mutuel

 

II est bon que le lieu convienne au prêtre comme au pénitent et que chacun se présente.

Le pénitent peut, dans la présentation, évoquer sa situation familiale, professionnelle, religieuse.

 

Ensuite, il peut dire :

« Bénissez moi, mon Père parce que j’ai péché » et dire à quand remonte la dernière confession

 

3 – La confession

 

Elle doit être précise, sincère et complète. On confesse des péchés précis, et pas seulement

Des tendances générales. Le prêtre peut guider, éclairer, conseiller.

 

LA CONFESSION EST COUVERTE PAR LE SECRET LE PLUS ABSOLU.

Le pénitent peut conclure par « Je confesse à Dieu… » Ou l’acte de contrition :

 

  « Mon Dieu, j’ai un très grand regret à t’avoir offensé, parce que tu es infiniment bon

Et que péché te déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de ta sainte grâce,

De ne plus t’offenser et de faire pénitence ».

 

Le prêtre invite alors le pénitent à changer son cœur et à manifester ce changement par un

Signe de conversion et de pénitence. Le pénitent manifeste son accord ou propose lui même une

Démarche qui lui convient.

 

4 – l’absolution

 

Généralement le pénitent reçoit l’absolution à genoux.

Si possible le prêtre et le pénitent prient ensemble. Puis le prêtre dit (en imposant

La main) et donne le pardon de Dieu.

 

5 – L’action de grâce et l’envoi

 

Le prêtre conclut par un mot et termine en disant : « Allez dans la paix du Christ »

 

  On répond  » Amen  » ou  » Béni soit Dieu maintenant et toujours « .

Et on accomplit sa pénitence sans tarder, comme dette d’amour vis-à-vis de Dieu et petit cadeau de réconciliation.

 

P. Pierre FRESSON

Le secret de la confession, un droit en danger ?

 

 

Devant les « affaires » qui ont défrayé la chronique, et qui ont blessé toute l’Église, certains ont voulu que soit remis en cause le secret de la confession, et que soit voté un texte obligeant les évêques à signaler à l’autorité compétente les délits qu’aurait pu commettre un prêtre. Non seulement il est hors de question que l’Église cède sur la question du secret de la confession, mais en plus il est évident que cette suggestion provient d’un milieu sociopolitique particulièrement ignorant des usages de l’Église.

 

LA LOI DE L’EGLISE EST INCONTOURNABLE

 

Extraits du Droit Canon

 

N° 983 § 1 : Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit.

 

N° 984 § 2 : Celui qui est constitué en autorité ne peut en aucune manière utiliser pour le gouvernement extérieur la connaissance de péchés acquise par une confession, à quelque moment qu’il l’ait entendue.

 

N°1388 § 1 : Le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l’excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique ; celui qui le viole d’une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit.

 

On ne saurait être plus clair : le confesseur n’a pas le droit de répéter ce qu’il a entendu, il ne peut même pas utiliser la connaissance qu’il en a pour justifier des décisions qu’il peut prendre, et que s’il le fait il encourt la peine la plus grave qui soit.

 

Un évêque d’Afrique du Sud a d’ailleurs eu l’occasion de dire dans la presse : les prêtres d’Afrique du Sud sont prêts à mourir plutôt que de trahir le secret de la confession. Voilà un courage auquel l’occident ne nous habitue plus…

 

L’IGNORANCE DE CEUX QUI DENONCENT…

 

Ceux qui font beaucoup de bruit ne savent, en fait, pas grand chose du sujet qu’ils veulent traiter. En effet, on a entendu des voix s’élever pour demander que lorsqu’un évêque confesse l’un de ses prêtres et apprend ainsi que ce prêtre à commis un délit grave, il prévienne les autorités compétentes.

 

Tout d’abord, nous l’avons vu, un évêque, qui est d’abord un prêtre, est tenu de la manière la plus stricte par la Loi de l’Église.

 

Ensuite un évêque ne confesse pas ses prêtres. Cet usage est à mettre en parallèle avec bien d’autres : un abbé ne confesse pas ses moines, un supérieur de séminaire ne confesse pas les séminaristes dont il a la charge, un prêtre ne confesse pas ceux qui habitent sous le même toit que lui, etc. Il s’agit ici de ne pas fausser l’authenticité de la relation : quelle amitié, quelle confiance, quelle liberté pourraient résister à un regard qui en sait trop ? Dans une relation il est toujours nécessaire de préserver un « jardin secret », c’est une preuve de respect de l’autre. Ainsi, en conformité avec d’autres usages éprouvés par les siècles, l’évêque ne confesse pas ses prêtres. Ils sont donc tous libres de choisir n’importe quel confesseur.

 

La notion de confession et celle du secret qui s’y rapporte ne peut être sérieusement discutée qu’à l’aide d’une bonne connaissance non seulement de la tradition en ce domaine, mais aussi de ce que l’on appelle la « pastorale », qui nécessite une sérieuse formation. Ceux qui exigent que soit levé le secret de la confession dans certains cas devraient plutôt laisser ce débat aux mains de personnes réellement instruites de la question.

 

PRESERVER ET LE SECRET ET LA MORALE

 

Pour certains, et notamment de nombreux médias, la question de la dénonciation d’un crime, ou projet de crime, révélé sous le secret de la confession, est un sujet nouveau. L’homme étant toujours le même depuis 2000 ans, il est évident que le débat en question a déjà été traité maintes fois, et que cette casuistique fait partie des grands classiques.

 

Problématique de base : un prêtre entend en confession une personne qui lui dit projeter de commettre un crime sur une personne précise à une heure précise. Que doit-il faire ?

 

Voilà une question de base qui peut être posée dans le cadre d’une formation de séminaristes…

 

A cette question il n’y a qu’une réponse possible : après s’être renseigné sur la santé mentale de la personne (s’il ne la connaît pas) il doit amener ou bien le criminel potentiel, ou bien la victime potentielle, à se mettre dans une situation telle que le crime ne puisse être commis. Et ce sans rien révéler. Dans la réalité cette suggestion n’est évidemment pas forcément aisée à mettre en œuvre, mais le prêtre doit mettre en œuvre tout ce qui est possible.

 

Mais puisqu’il est question de pratique, voyons ce qui paraît faisable lorsqu’un évêque se trouve face à la culpabilité d’un prêtre. Une chose est sûre, l’évêque doit placer le prêtre dans une situation nouvelle et différente, immergé dans un contexte où il ne peut retomber dans les mêmes travers. Il y a toujours une possibilité. Et malheureusement, il faut reconnaître que ce type de changement n’a pas toujours été appliqué en temps voulu.

 

L’évêque, puis qu’il n’est pas le confesseur du prêtre, peut-il révéler ce qui lui a été rapporté ? C’est en fait difficile, car il est tenu par ce qui s’appelle le « devoir de réserve ». D’autre part, l’Église dispose par elle-même, dans les rouages de son organisation, des moyens de prendre des sanctions variées. Un prêtre peut se voir écarté de toute activité pastorale, par l’affectation à une tâche où le contact humain est très limité, et/ou par l’effet de sanctions (interdiction de confesser et/ou de prêcher). Le prêtre peut aussi être contraint de faire une retraite de longue durée dans une abbaye, ou bien de prendre une année sabbatique « surveillée », et dans les deux cas il peut être fortement incité à être suivi par un psychologue. Dans les cas les plus graves il peut perdre l’état clérical (réduction à l’état laïc) voire excommunié. Mais ces deux derniers cas sont réservés à des fautes de la plus haute gravité commises contre la Foi et l’Église. Dans les problèmes de morale, on préfère les sanctions citées précédemment, qui peuvent, si nécessaire, durer de nombreuses années, parfois même toute la vie.

 

Naturellement, il n’est pas question de faire obstacle aux lois du pays. C’est ce qu’ont formulé clairement les évêques de France. Mais la rupture du secret de la confession et du devoir de réserve n’est pas, et ne sera jamais, admis dans l’Église Catholique Romaine. Comme dit précédemment, il existe d’autres moyens de protéger les victimes potentielles et de punir efficacement les coupables.

 

Toujours est-il qu’un évêque qui persiste à respecter l’usage du devoir de réserve, alors qu’on le traîne devant les tribunaux (et que le juge le nomme « Monsieur » d’une manière particulièrement provocante), mérite le respect pour son courage et son opiniâtreté. Cette attitude forte et méritoire est certainement un message fort à tous les prêtres, pour leur rappeler qui ils sont et ce que doit être leur vie.

 

 

Publié dans : La confession qu’est-ce que c’est ? |le 14 décembre, 2008 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 12 février, 2012 à 16:15 Jean-Yves Etienne écrit:

    J’aimerais recevoir toutes les prière de Jesus avant de monter au ciel.

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